Le journal de Gary

Après plus d'une semaine d'absence.

Jeudi, j’ai pu retourner au taf. Ca m’a fait du bien d’avoir des conversations d’adulte autres que celles relatives aux devoirs, l’école ou le prochain palier à passer à fortnite.

On ne peut pas dire que j’aime mon taf. Mon poste actuel n’est en rien lien avec mes compétences. Je suis plutôt littéraire, j’ai fait du droit et je fais … de la comptabilité. Alors si j’aimais les chiffres ça pourrait se concevoir. Mais en fait, pas du tout… Je n’aime pas ça et je n’ai jamais aidé. Au bac, on avait une heure de maths par semaine et le niveau était de savoir quelle était la probabilité de savoir combien un jeu de 52 carte comportait de roi de cœur… C’est pour dire… Du haut niveau. Alors, est-ce mon 14 obtenu au bac qui persuadé la DRH, dont la notion de GPEC est un concept plutôt flou, voire inexistant, que la compta pouvait me convenir lors de la réorganisation qui a touché mon service il y a deux ans ? On va dire oui car je ne vois pas d’autre explication…
Du coup, je me retrouve à gérer des budgets et des comptes administratifs avec la responsabilité que ça implique pour les établissements que je gère… Mes nouvelles fonctions ont commencé au moment de ma séparation. Comme si ça ne suffisait pas que le côté perso parte en cacahouète, il fallait que le côté pro prenne la tangente. Mais bon, c’est derrière moi tout ça ! Des chiffres à longueur de journée. Outre mon incapacité à saisir correctement 25 658 euros qui devient avec moi 25 586 euros et 25 956 euros après rectification, je dois faire parler mes chiffres. Et des fois, ils ne me disent rien… J’arrive toujours à m’en sortir. Les collègues sont plutôt sympas quand on les sollicite et ça c’est plutôt cool. Dans l’ensemble, ça va.
Bon, je ne vais pas bosser à reculons, non plus. Ce n’est pas mon genre. Mais ce n’est pas épanouissant non plus. Autour de moi je connais des personnes qui se donnent à fond dans leur taf, qui aiment ça. Je vois leurs yeux qui brillent quand ils parlent de leur mission. C’est top quand même. Je ne parle pas de métier-passion. J’en rêverais !! ! Ne pas savoir où commence le travail et quand commence le plaisir ! Ca doit être génial. Bon, on se l’accordera c’est assez rare mais ça existe.
Je pourrais changer de poste. Mais, j’avoue que j’ai trouvé un certain confort dans mon poste actuel. Je peux faire mon 8h-17h tranquillement sans être trop embêté. La chef n’est pas chiante pour les congés ou les mercredis après-midi. Du coup, ça me permet de mettre mon énergie ailleurs et de me concentrer sur ma vie perso (et particulièrement mes enfants). Alors, l’un dans l’autre… Je verrai dans trois ou quatre ans, quand les enfants auront moins besoin de moi et qu’ils pourront se débrouiller un peu seul.

Mais bon, ça m’a fait du bien de retourner au taf quand même !

Bonne soirée !