Le journal de Gary

Après la fatigue.

Je me sens de faire un écrit ce soir. Je vais mieux. Je n’ai plus de fièvre et je me sens mieux. J’ai toujours des courbatures et je suis encore un peu fatigué. Un rhume est venu s’ajouter à tout cela et mon mal de gorge va et vient. Mais dans l’ensemble, ça va mieux. Pas tout à fait rétabli mais c’est en bonne voie.
Bon, j’ai vécu 48 heures de merde. Entre la fièvre, les mots de tête et la fatigue c’était compliqué de faire quoi que ce soit. Heureusement, que je n’avais pas les enfants ! Ca aurait été vraiment difficile là. Je n’ai rien fait de la journée. Le médecin m’a prescrit du repos. C’est ce que j’ai fait. J’ai élu domicile sur mon canapé avec la télécommande d’une main, le téléphone de l’autre et la manette de la console pas bien loin non plus. Tout ça entrecoupé de siestes et d’états de demi-sommeil. Les nuits ont été compliquées aussi. J’avais chaud, je transpirais, je claquais des dents. Bref, des nuits de merde pas très reposantes.
Niveau alimentation je me suis nourri de yaourts, de compotes, de fruits, d’eau et de jus de fruits. Envie de rien d’autre. Mon repas de ce soir a été mon goûter pris vers 17h : un chocolat chaud et des petits beurre. De toutes façons, j’ai l’odorat de Voldemort, alors ça ne me rien du tout de manger.

Avec ces histoires j’ai du annuler deux restos : un hier avec des anciens collègues de bureau et un demain avec mes deux potes. Je suis trop déçus. Ils sont tous sympas et ils ont décidé de reporter à des dates ultérieures ! C’est top ! Comme ça, je ne rate rien.

J’ai oublié de raconter que mardi soir, avant de tomber vraiment malade, j’ai vu mon plan hôtel que je voyais régulièrement à l’automne dernier.
Je ne sais pas si j’ai parlé de lui. Je pense que oui mais je n’en suis vraiment pas sûr… Bref, je plante le décor. Au cas où j’ai déjà raconté l’histoire faites avance rapide ! Je l’ai rencontré l’été dernier. On s’était vu une fois. Le plan était pas mal. Puis il a voulu que l’on se revoit. On s’était revu à l’hôtel, près d’ici. Il est en couple et de temps en temps il restait dans le coin pour le taf. Puis je me suis rendu compte qu’il était dans le coin uniquement les semaines où je n’avais pas les enfants… Une fois, deux fois, trois fois… Je ne dis pas qu’il restait pour moi mais quand même… On s’est vu six ou sept fois. C’était pas mal. J’aimais joué avec lui et je savais ce qu’il aimait. Je prenais donc un plaisir à le faire vibrer. Cependant, en tant que gars en couple, il y a des choses qui me gênaient. Je n’aimais pas son comportement et la façon de répondre à son mec : Je pense à toi mon lapin… alors que j’étais en train de le prendre. Non, il ne pensait pas à lui. Définitivement pas.
Et puis il m’énervait sur sa façon de me tourner autour sans oser me demander clairement qu’il voulait me voir. A une ou deux reprises je l’ai laissé seul. Je n’attendais rien de lui. Lui ou un autre c’était pareil. Mais pas pour lui. Il m’avait reproché de ne jamais lui proposer que l’on se voit. Mais je m’en fichais. Je ne suis pas à la botte d’un gars en couple.
Et aujourd’hui j’ai compris pourquoi il m’énervait. Je suis jaloux de lui. Il a 48 ans, il est bien conservé, musclé, poilu, yeux bleus. Un mec, un job qui lui plait, des fringues classes, une vie faites de sorties, de sport et de potes. Bref, il a tout ce que je n’ai pas. Il a la vie que je voudrais mais que je ne me donne pas les moyens d’avoir. Oui, je le jalouse. Alors, pour me venger je le bats froid régulièrement, je lui dis que les plans sont bien mais pas extraordinaires (bon c’est vrai au fond). Pourquoi je continue de le revoir alors ? Je ne sais pas trop. Peut-être envie de me faire mal encore un peu pour changer mon style de vie. C’est certainement ça.

Je fatigue, j’arrête pour ce soir.